Foire aux questions

1 - Questions à Michael :

•Q - Michael, n'êtes-vous pas un peu jeune et inexpérimenté pour briguer un mandat de maire de Lans ?

•R - Mon poste d'ingénieur dans une des plus grandes entreprises mondiales de composants électroniques, m'impose de concevoir des produits innovants, de qualité, à un coût compétitif. C'est cette façon de traiter les problèmes, qui conjugue rigueur et réalisme, que je compte mettre au service de la commune de Lans en Vercors. Un maire, selon moi, n'est pas un autocrate qui décide de tout et contrôle tout. La conduite d'une commune est une affaire d'équipe. Vous pouvez constater que chaque personne de notre liste VivreLans complète les autres de son expérience particulière, y compris l'expérience d'un précédent mandat électif à Lans. Toutes les compétences sont là. C'est donc dans l'esprit d'un chef d'orchestre et non pas d'un général que je dirigerai l'équipe municipale.

•Q - Vous connaissez maintenant la liste du maire sortant. Qu'en pensez vous ?

•R - Je n'ai pas à en penser quoique ce soit. Les personnes qui accompagnent Mr Gouttenoire sont parfaitement honorables , et je ne me permettrais pas de les juger ni de les placer dans une catégorie ou une autre, contrairement à ce que fait Mr Gouttenoire, qui répondant à des journalistes, qualifie notre liste de "traditionaliste", ce qui, dans sa bouche, ne doit pas être un compliment. Je voudrais, tout de même faire remarquer que, de la majorité municipale sortante, seul Gérard Meyrignac a suivi le maire sortant. Aucun de ses anciens adjoints ne figure sur sa liste. Par contraste, quatre conseillers sortants dont un adjoint sont sur notre liste. Cela en dit long sur l'enthousiasme que Mr Gouttenoire a suscité au conseil municipal à l'idée de poursuivre, avec lui, dans une nouvelle mandature. Dans le même article de journal, Mr Gouttenoire introduit un nouveau concept démocratique, le "tuilage", fondant ainsi une dynastie Lantière avec son Dauphin Mr Nougier, qu'il désigne comme le nouveau maire de Lans en Vercors en 2020.

Q - Quelle est la couleur politique de votre liste ?

R - La liste qui s'oppose à nous est conduite par le maire sortant, membre du Parti Socialiste et par son second, membre d'Europe Ecologie les Verts. C'est donc une liste très typée politiquement. Par conséquence, pour certains, nous serions, mécaniquement, une liste de droite. Nous pensons que la commune est le dernier endroit ou l'affrontement, droite, gauche, doit avoir lieu. Il est trop destructeur. C'est trop commode de mettre les gens dans des boites. Cela évite de réfléchir.

Notre couleur politique ? Aucune, nous ne sommes vassaux d'aucun parti. Certes, comme nous avons tous une main droite et une main gauche (ou le contraire pour ne contrarier personne), chacune et chacun présent sur notre liste, a sa propre sensibilité. Je considère que c'est une richesse car cela évite le dogmatisme.

•Q - Etes vous contre le Centre Culturel ?

•R - Il ne s'agit plus d'être pour ou contre. Le bâtiment existe, nous n'allons pas le  détruire ! C'est un héritage que nous ne pouvons pas refuser, contrairement aux particuliers. Il va falloir faire avec. Ce qui nous préoccupe, c'est l'impact sur les finances de la commune du remboursement, sur de très nombreuses années, des emprunts contractés, et du coût de son fonctionnement qui est encore extrêmement vague. Toutes ces nouvelles charges devront être supportées au détriment, des travaux à réaliser pour le bien de tous les habitants (entretien de la voirie et des bâtiments publics, assainissement, renouvellement de matériel, …), voir des charges de personnel. Toutes ces dépenses ont été soigneusement escamotées dans le bilan mis en avant par le maire sortant. Quand à rentabiliser le Centre Culturel avec des manifestations de type conférences, c'est totalement utopique. Lans est un petit village avec un centre bourg très peu développé qui ne possède pas l'infrastructure hôtelière suffisante pour ça, sans parler des activités extra conférence inexistantes.

•Q - Poursuivrez-vous la tenue du festival Hadra sur la commune ?

•R - Nous ne reconduirons pas la convention avec Hadra. Tout en reconnaissant la bonne organisation du festival, nous pensons qu'il ne s'accorde pas du tout avec l'image familiale que nous désirons conserver à la commune. Nous pensons aussi que son organisation au sein du Parc Naturel est un contre sens. Se pose le problème de cet été (2014) pour lequel une convention a été signée par la municipalité sortante. Je vais examiner en détail ce que coûterait à la commune de se dédire. La tenue d'un tel festival engagera ma responsabilité pénale en tant que maire, si je suis élu. C'est un point que je vais considérer avec la plus grande attention, compte tenu du nombre de festivaliers et des activités annexes, parfois illégales, qui y ont lieu.

Q - Êtes-vous pour où contre le projet de téléphérique ?

R - Nous sommes contre et les réunions publiques ont montré que nous n'étions pas les seuls sur Le Plateau.  Rien dans ce projet n'est clair, sauf l'intérêt que la Métro y porte, avec toutes ses arrières pensées hégémoniques. Les coûts de réalisation ainsi que de fonctionnement sont sûrement sous évalués. Le financement et son impact sur les impôts locaux est totalement obscur. L'hypothèse d'une délégation de service publique à un opérateur privé présente un risque financier énorme, compte tenu de l'incertitude totale qui pèse sur le taux de fréquentation, ainsi que sur les coûts de fonctionnement et de maintenance. Le Stade des Alpes, dans un autre domaine, en est le parfait exemple. Enfin les études sur les solutions alternatives présentées ne nous semblent pas pertinentes. Le tout, bien sur, à placer dans le contexte inéluctable de réduction drastiques des dépenses publiques.

Dans ce projet, la position de Lans en Vercors au terminus de la ligne de câble implique nécessairement la transformation de la commune en dortoir de l’agglomération. Chacun à pu d'ailleurs remarquer combien la brochure distribuée par la Métro, ressemble à une plaquette de promoteur immobilier. Nous sommes néanmoins conscient que le plateau a un réel problème de transport sur lequel il faut se pencher mais nous pensons que le câble n’est ni adapté ni d’actualité pour Lans.

Nous préférons nous concentrer sur le développement et l’amélioration des transports sur notre territoire en collaboration avec le CCMV.

2 - Question à Guy Charron (maire de 2001 à 2008) : 

•Q - Qu'est-ce qui vous a poussé à vous joindre à la liste de Michael, plutôt que de conduire votre propre liste ?

•R - Place aux jeunes ! J'ai été séduit par la qualité d'écoute et l'enthousiasme de Michael. Je lui apporterai mon expérience de la fonction et l'assisterai dans ses relations avec les instances locales et régionales, tant au niveau associatif qu'administratif.